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[ Critique ] « Le Roi du Curling », volontairement idiot et définitivement drôle

Le Roi du Curling de Ole Endresen / Capture d'écran

Truls Paulsen est un génie du curling. Redoutable, précis et pointilleux. Trop pointilleux. Après avoir violemment agressé un juge de ligne car la glace était à son goût « trop rugueuse », Truls est interné et interdit de compétition par ses psychologues. Quand il apprend que Gordon, son coach et mentor, est condamné par un cancer des poumons,
Truls remonte sur scène, bien décidé à gagner le prix du championnat afin de payer la
greffe nécessaire à la guérison de son ami…

 

Le roi du Curling est en effet le rejeton monstrueux et dégénéré d’Amélie Poulain et d’un… grolandais

 

Entre Wes Anderson et The Big Lebowski

Mix improbable entre le cinéma de Wes Anderson et les meilleurs films du « Frat Pack »
(qui comprend, entre autres, Ben Stiller, Will Ferrell et Steve Carell), Le Roi du Curling
est une comédie à l’humour volontairement idiot (rien de péjoratif, bien au contraire) et
qui atteint parfaitement son objectif premier : faire rire.

Si, au début, certaines séquences peuvent rebuter par un traitement pseudo-poétique beaucoup trop artificiel pour être honnête, les scènes hilarantes s’enchaînent ensuite et trouvent leur rythme de croisière dans une succession de gags et de personnages tout aussi névrosés et stupides les uns des autres. Mention spéciale à l’entourage de Truls, composé d’un obsédé sexuel aux goûts discutables, du fils insomniaque et colérique d’un sosie de Rod Stewart et d’un fanatique d’ornithologie. Sans parler de la « Némésis » de Truls, Stefan Ravndal, version cent pour cent norvégienne du personnage de Jesus Quintana dans The Big Lebowski (jusque dans son survêtement !).

 

Le tout est sublimé par une réalisation au grand angle soulignant des cadres esthétisés et colorés. À ce titre, le film n’est pas sans rappeler, dans ses choix esthétiques, une œuvre bien connue du très doué Jean-Pierre Jeunet, la niaiserie philanthrope en moins. Le roi du Curling est en effet le rejeton monstrueux et dégénéré d’Amélie Poulain et d’un… grolandais. Pour le plaisir de tous, car le long-métrage d’Ole Endresen possède une énorme qualité, souvent absente des comédies actuelles : il est définitivement drôle.

 

>> Le Roi du curling, de Ole Endresen
Avec Atle Antonsen / 2011 Norvège 1h15 Sortie le 2 janvier 2013

>> Prochaine séance : mercredi 19 septembre à 21h30 au cinéma l’ABC

 

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